Comité de Jumelage Coopération LA BRESSE - MENAKA (Mali)

Ménaka est le creuset de plusieurs groupes sociaux qui sont :

LES IMAJAGHEN

Ils sont environ une dizaine de fractions reparties comme suit : quatre dans l’arrondissement central, deux dans l’arrondissement d'’Inékar et quatre dans celui d’Anderamboukane.
Ils se divisent en deux classes distinctes :
" KEL-IKIMED " et " WIN-BANNANE "
Les Kel-akimèd ou tribu suzeraine sont :
- Kel - talatayt
- Kel - taguiwalt
- Kel-Ahara
Les win-bannanes ou imajaghanes de rien sont :
- Les Iforas
- Les Idaraguaguanes
- Les Ikarabassanes
- Les Taghalaytamout
- Les Kel-Agayog
- Les Tamisguida
- Les Tabonan’nt
- Les Ibhawane
- Les Kel Ahalwat
Ce groupe serait venu du Maroc en passant par Tombouctou et Gao jusqu’à Ménaka.

ICHADINHAREN

C’est un groupe social localisé à Tidarmène il jouit d’un statut particulier.
Sur le plan dialectique il parle le même dialecte que les imaghad. II serait venu de la Cyrénaïque en Libye où l’on rencontre toujours des tributs du même nom à Djanèt et Sebha, c’est une tribut guerrière qui jouit des mêmes droits que les Imajaghanes win-bannanes.

CHAMANAMASS

En langue Tamazight, les Chamanamass symbolisent « le peuple du centre » ou «la communauté du centre».
Chama : peuple, communauté, tribu
N : du
Amass : centre, milieu.

Les Chamanamass de part la symbolique du nom et leur position centrale sur le plan géographique et sociale occupent une place politique et militaire de choix et jouent un rôle stratégique au sein des Touaregs. Ils pratiquent un pouvoir tribal égalitaire caractérisé par une hiérarchisation sociale glissante d’un groupe social à un autre, d’une tente à une autre.
Les castes sont étrangères à l’espace tribal Chamanamass où ne sont tolérés que des rares mariages avec les groupes socioprofessionnels des chambres des métiers. Cette tendance est entrain de se démocratiser avec la faillite du système pastoral de production et la division sociale du travail.
La tribu Chamanamass constituée par les fractions et groupements suivants est ainsi répartie au niveau des Régions du Nord- Mali :
-Ikarbaghanàn (Tilemsi, Anchawadj , Imadjlalàn, Aslagh, Alata) ;
-Kàl Bardagh (Alata, Anchawadj) ;
-Kàl Iket (Tilemsi, Alata);
-Kàl Ehad (Tilemsi);
-Tangakli (Alata) ;
-Iwarwaràn (Tilemsi, Alata) en Algérie et aussi en Libye ;
-Kàl Tandarbatàn (Tilemsi, Alata) ;
-Kàl Amdiliss (Tilemsi, Ber, Haribomo);
-Ichouridjàn (Tawsa , Cercle de Bourem) ;
-Kàl Takimmait (Commune Kidal), fraction guerrière très islamisée alliée des Kàl Akimmaid (ceux du même ventre!) des Wàr Limmiddàn S Tàrna de Mi Nikka ;
-Icharawcharawàn (Alata) ;
-Communauté Chamanamass (Tidermène) ;
-Ibokhanàn(Tilemsi,Anchawadj) ;
-Imaghràn (Tilemsi, Anchawadj, Alata) ;
-Ikarbaghanàn Tangabo (Alata) ;
-Chamanamass Ikarbaghanàn (Anefis, Cercle Kidal) ;
-Chamanamass win Boghàsa (Boghàsa, Cercle Abeibara) ;
-Groupement Chamanamass (Tinzawatàn, Cercle Abeibara) ;
-Ikarbaghanàn Almouchakra (Alata) et au Niger.

source: zeidan ag sidalamine

IMGHAD

C’est un groupe social qui compte cinq fractions : deux à Anderamboukane, une à Inékar et deux à Tidarmène c’est un groupe riche. Ce sont de bon trappeurs. Ils ont cependant fournit à la communauté de braves guerriers. Ils sont originaire de la Tripolitaine ont transités par l’Adrar des Iforas.

DABAKAR

Groupe social comprenant deux fractions localisées à Inékar (Guidaifa et Ingourouza). Peuplade passive réputée pour sa sagesse et son savoir faire, ils seraient venu du hoggar en souvenir duquel ils gardent de fortes similitudes de langage.

KEL-ASSOUK

C’est un groupe social qui immigra vers le sud après la chute de la citée d’Assuk près de Kidal ce sont les guides spirituels de la communauté touareg. Ils sont réputés pour leur foi en Dieu et leur passivité. Ils ne sont qu’au service de Dieu.
Ils comptent deux fractions dont l’une à Inékar (Kel-Egadech) et l’autre à Anderamboukane (Ehane wakawwalen), la maison noire.
A ce groupe on peut associer Imaghrane et Ibokhanan qui sont une partie intégrante

EKLANE (BELAH)

Ils résultent des contactes très tôt que les touareg eurent avec les populations noires riveraines du fleuve Niger. C’est une peuplade noire issue d’anciens esclaves dont plusieurs d’entre eux sont resté en contact avec leurs anciens maîtres et portent leurs noms (le même nom de fraction).
- Zoumbouroutane, déformation de " gens de route ", un groupe un peu spécial constitué spécialement d’anciens guides de l’administration coloniale ; recruté dans plusieurs tiwsaten noires pour accompagner et guider les détachements dans leurs différents déplacements, les gens de route comme on les appelait ont donnés naissance à la tawset des Zoumbouroutane.
- Iboghilitane est une tawset qui résulte du métissage entre noirs et blancs.
- Idarfane affranchis sont présent à Ménaka, mais recensés dans le cercle d’Ansongo.
Ces peuplades noires vivaient en parfaite entente avec leurs anciens maîtres. Ils étaient lié à eux sur la base de rapport librement choisit.
Il existe aussi d’autres tiwsaten noires autonomes qui ne
Ikarkawane, Tamizguida, Kel-Tabonnanet, et Tagassassamte à Anderamboukane.

LES SEDENTAIRES

Avec la colonisation et la naissance des postes coloniaux, des populations Sédentaires furent leur apparition autour du fort de Ménéka. Ils arrivent des haoussa commerçants ambulants venu du Niger des Songhay membres de familles des fonctionnaires de l’administration coloniale et commerçants venu des fleuves d’Ansongo, Bourem, Gao. Ces populations sont fixées dans le village de Ménaka et Anderamboukane. A ce groupe on peut ajouter le village frontalier de Tabankort peuplé de Djermas,Nigériens naturalisés Maliens.
Les Peuhls Gorgabé, Oudé et Bororo, dont le représentant s’appelle : RISKOUA, constituent une frange importante.
les Haoussas venu de Filingué, Iléla, Godabawa, résident dans l’arrondissement central.

ARABES

II existe une fraction dénommée arabe indépendante venue de Bourem elle habite dans l’arrondissement central. Ces Arabes ressortissants de Bourem et Tombouctou s’occupent du commerce et de l’élevage. Ils sont semi-sédentaires et constituent une minorité non négligeable à Anderamboukane et Ménaka.

INHADANE

Inhadane ou forgerons forment un groupe humain de deux couleurs, ce sont les artisans. Il existe trois catégories de forgerons :
- les forgerons de Ittebel –tambours de guerre) anciens collecteurs de la dîme (Tamnannad)
- les forgerons travaillant le fer
- les forgerons travaillant le bois spécialistes de la confection des ustensiles de ménage et des selles de chameaux.
Ils appartiennent à toutes les fractions car chaque grande fraction possède ses forgerons.

LES DAOUSSAHAKS

Ce groupe social est le plus nombreux et le plus nanti économiquement Il compte environs dix-huit fractions qui au dernier recensement Administratif à Caractère Electoral étaient estimées à environ 49% de la population:
- Acharifanes
- Kel - Tichédène
- Idoguiritanes
- Kel - Azar ; dans l’arrondissement central
- Kel - Abakot
- Kel - bario
- Kel - Agayog
- Kel - taytoft
- Kel - Inwélane ; à Inékar et enfin
- Kel -Tabhaw
- Ibhawane
- Tarbanassa ; à Anderamboukane.
Ce sont d’excellents bergers, Dawsahak ou dag-Is-haq, descendants d’Is-haq seraient venu de la Palestine en passant par Alexandrie en Egypte depuis le 11e siècle, ils passèrent par le soudan le Tchad et le Niger. Ils rencontrèrent le fleuve Niger où le contact avec les songhoïs affecta leur langage. 35 % des mots Dawsahak sont d’origine Songay et disent la même chose. 

                                      

                                   LES COUTUMES

 
Chacun de ces groupes possède des coutumes qui lui sont propres.
- En milieu nomade, le port du turban (Litham) est l’occasion d’une cérémonie. Cette étape marque l’initiation à la vie adulte.
La jeune femme à l’âge de la maturité porte en plus du vêtement un petit coupon de voile appelé (Aswar).
Les principales fêtes sont :
Le ramadan, la tabaski.
Les baptêmes et les mariages donnent lieu à des cérémonies célébrées avec faste selon les pouvoirs économiques de la famille.
Au cours de certains travaux :
Labour, cueillette du cram-cram ou du fonio, une invitation aux travailleurs est offerte : Ihiri en tamasheq, bogou en sonraï.
La principale croyance est l’islam qui embrasse 90% de la population.
Cependant certaines ethnies (djarma et haoussa) pratiquent le holey horey ou danse de possession.

(Sources menaka.info) 

                                                                                                                                                                                        Haut de page